• Les femmes dans la religion.

    Conclusion.



        De tout temps, les religions ont opprimé les femmes. C’est encore le cas au XXIe siècle. La plupart des discrimination faites aux femmes sont d’ailleurs basés sur des préjugés créés par les différentes religions.



        Le Nouveau Testament cite saint Paul, qui édicte que les femmes « doivent garder le silence ». Selon le Deutéronome, cinquième et dernier livre de la Bible hébraïque, si une femme ne saigne pas lors de sa nuit de noces, « ses concitoyens la lapideront jusqu’à ce que mort s’ensuive ». Les hommes juifs orthodoxes récitent une prière remerciant Dieu de ne pas les avoir faits femmes. Quant au Coran, il stipule que l’héritage d’une femme doit valoir la moitié de l’héritage d’un homme, et que le témoignage d’une femme ne compte que pour la moitié du témoignage d’un homme.

        Dans la religion chrétienne, il est dit que la femme n’a pas d’âme, qu’elle vient de l’homme alors que l’homme vient de la terre, on le voit notamment dans cette citation de l‘écrivain Pierre de Beaumont : «Le Christ est le chef de tout homme, l'homme est le chef de la femme, et Dieu le chef du Christ» . Cette notion donne une impression de dépendance de la femme part rapport à l‘homme.

        De plus, dans les différentes religion, elle doit obéissance et respect à son mari, tandis que celui-ci n’appartient à personne et ne doit rien à sa femme.

        Plusieurs formes de soumission des femmes découlent des religions. On peut notamment parler du droit à l’avortement ou du port du voile.

        Selon un point de vue typiquement religieux, le corps de la femme est fécond et sa fécondité ne doit en aucun cas être entravée. Bien que l’avortement soit un thème de moins en moins tabou et bien qu’il se libéralise de plus en plus, les religions le considèrent tous comme un assassinat que ce soit chez les Catholiques, les Islamiques, les Juifs ou bien les Bouddhistes. Seuls les Protestants garde une ouverture d’esprit par rapport à cela, considérant que « dans certains cas, il y a plus de courage et d’amour à prendre la responsabilité d’un avortement qu’à laisser venir au monde des vies menacées ».

        En ce qui concerne le port du voile, et plus particulièrement de la Burqa, cela ne touche que les femmes de religion musulmane mais véhicule une image de la femme soumise par son mari. Dans les sociétés musulmanes traditionnelles, une femme non voilée peut être considérée comme cherchant à séduire, donc ne méritant pas le respect.

        Actuellement en France, un nouveau projet de loi visant à interdire le port de la Burqa  est en marche. En effet, bien que ce phénomène reste assez marginal - 367 femmes portant la Burqa, selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur - une loi devrait naître courant 2010, interdisant le port du voile intégrale dans les lieux publics tels que les banques, les postes, les transports en commun, ainsi que devant les écoles. Les principaux arguments, en plus des arguments portant sur la laïcité, sont l’atteinte à la dignité et à la liberté des femmes. Sihem Habchi, la présidente de Ni Putes Ni Soumises depuis 2007 a d‘ailleurs dit : « Le droit des femmes n’est pas une affaire de centimètres de tissu, mais la burqa est le symbole de l’oppression subie par les femmes. Une loi permettra de créer les conditions de leur émancipation, de les ouvrir à la citoyenneté et à l’espace démocratique, ce qui est impossible derrière leur prison ambulante».

     

     


     



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